La dépression progresse en France

image

  • Entre 2010 et 2017, la dépression a progressé  en particulier chez les femmes, les chômeurs, les étudiants, les faibles revenus et les moins de 45 ans, relève une étude de Santé publique France publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) mardi 16 octobre 2018.
  • En 2017, 9,8 % de la population française entre 18 et 75 ans a connu un épisode dépressif caractérisé, contre 7,5 % en 2010.

Interrogés au téléphone et informatique par du personnel non médecins, les 25.319 participants ont répondu à un questionnaire (baromètre santé) destiné à diagnostiquer l’apparition d’un épisode dépressif caractérisé (EDC).

L’agence sanitaire conclut qu’«en 2017, près d’un adulte de 18 à 75 ans sur dix avait déclaré avoir vécu un épisode dépressif caractérisé ayant eu un retentissement sur ses activités habituelles au cours des 12 derniers mois».

L’épisode dépressif caractérisé ou EDC ne correspond en rien à la «déprime» passagère qui peut gagner tout un chacun, il répond à des critères précis tels qu’une période de 15 jours au moins de tristesse ou de perte d’intérêt associée à au moins trois facteurs secondaires (baisse ou augmentation du poids, difficultés de sommeil, pensées morbides etc.).

Au total, 9,8% des 18-75 ans ont connu un tel épisode en 2017. «C’est deux points de plus par rapport à 2010, après une période de stabilité entre 2005 et 2010», note le BEH.

Le trouble touche deux fois plus les femmes (13%) que les hommes (6,4%), une différence qui peut s’expliquer par la différence des positions sociales selon le sexe ou par le fait que les hommes sont moins enclins à admettre une dépression.

Les personnes aux plus faibles revenus sont les plus exposées, avec une augmentation de 3 points entre 2010 et 2017. La dépression augmente le plus chez les 35-44 ans (+4,4 points) et les étudiants (+4 points).

«En concordance avec les études internationales, ce sont donc le sexe féminin, l’inactivité professionnelle, le faible niveau de revenus, les ruptures conjugales et l’âge inférieur à 45 ans qui sont positivement liés à la survenue d’un épisode dépressif», note l’étude.

Les troubles dépressifs sont responsables de 35 à 45% des arrêts de travail, et le BEH s’est penché sur les données recueillies auprès de 14.520 actifs.

Environ 8,2% d’entre eux ont connu un épisode dépressif, les femmes étant toujours deux fois plus touchées que les hommes (11,4% contre 5,3%). Chez les hommes, le taux varie fortement en fonction du secteur d’activité: les plus touchés sont l’hébergement et la restauration, les activités financières et l’assurance.

Chez les hommes comme chez les femmes, le fait d’avoir été victime de menaces verbales ou physiques augmente le risque de présenter une dépression, tout comme la peur de perdre son emploi.

L’Agence pointe aussi «l’inquiétant désengagement de l’industrie pharmaceutique des troubles psychiques, alors que 30% des patients ne répondent pas aux antidépresseurs».

Source : AFP

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.